J’interviens le 29 mars au Séminaire Efficacité organisé par l’IREP. J’ai choisi d’y parler du consumer insights et de leur rôle dans la conception d’une publicité à la fois efficace et créative.
La créativité pour la créativité, les « coups créatifs » offrent aux marques de la visibilité et de la notoriété, mais sont-ils vraiment efficaces sur le long terme, dans la construction de la marque ?

En lisant la biographie de Steve Jobs, je suis tombé sur une affirmation qui ne pouvait me laisser indifférent en tant que dirigeant d’un institut d’études. Pourtant elle a été peu commentée dans notre milieu. Je cite : « Certains disent : donnez aux clients ce qu’ils veulent. Ce n‘est pas mon approche. Notre rôle est de devancer leurs désirs. Ford disait un jour « Si j’avais demandé à mes clients ce qu’ils désiraient, ils m’auraient répondu « un cheval plus rapide ». Les gens ne savent pas ce qu’ils veulent tant qu’ils ne l’ont pas sous les yeux. Voilà pourquoi je ne m’appuie jamais sur les études de marché. Notre tâche est de lire ce qui n’est pas encore écrit sur la page ».

L’enfant est une cible qui ne laisse pas indifférents les marketeurs américains. Le succès d’American Girl outre Atlantique nous montre que ceux-ci ne sont pas en manque de concepts innovants.

Au royaume du Storytelling les poupées sont des princesses : chaque poupée incarne un caractère historique qui appartient à l’histoire américaine : Addy petite fille de la guerre de sécession en 1864 , Josefina, celle du ranch du nouveau Mexique en 1824, Kaya, l’indienne de la tribu des nez percé en 1764, Kitt Kittredge la jeune fille de la grande dépression… et bien d’autres.

Avec ce bref mais dense ouvrage, publié dans la collection Que Sais-je,  Dominique Desjeux, professeur d’anthropologie à Paris V et inventeur de l’ethno-marketing, nous livre sa vision de la consommation. Après avoir rappelé l’histoire des théories de la consommation (de Veblen et la consommation ostentatoire à Zaltman et l’idée du décalage entre l’intention et le comportement d’achat, en passant par Baudrillard et sa théorie de l’objet miroir et de la valeur de signe,), Desjeux nous livre sa méthode d’analyse de la consommation, la méthode des itinéraires.